Souci Des Jardin

calendula officinalis

"Qui suit le soleil" du latin solsequium : sol=soleil+sequi=suivre, et oui cette jolie fleur tonique n'est pas synonyme de problèmes humais mais de "futur heureux" (dans le langage des plantes) !
Son nom botanique vient de "
calendes", le premier jour du mois chez les Romains, car le calendula fleurit (presque...) tout au long de l'année, ce qui, avouez le, est preuve de bonne volonté.
Comment pourrait-on refuser un coin de terre à une fleur si positive ?

Le souci se répandit dans toute la France, après avoir abordé les côtes du Sud... via les Romains.
Hildegarde de Bingen, qui fut la première à le décrire précisément, s'en servait déjà pour soigner les maladies de peau.
Cependant, ce n'est vraiment qu'au XIIe et XIVe siècle que cette fleur prit une importante place dans nos jardins et officines, ou il était, entre-autre utilisé contres piqûres et morsures d'animaux venimeux.
Dans son "
Herbal" de 1597, John Gérard fait figurer des planches en quadrichromies représentant plusieurs formes de soucis.
On trouvait chez les épiciers de l'époque des barils pleins de pétales séchés ou en saumure, preuve de l'utilisation intense comme... aliment autant que médicament !

QUELQUES UTILISATIONS


 

AU JARDIN :

Appelé Grand souci, Souci des vignes, Souci des jardins et Fleur de tous les mois, cette plante mellifère, robuste et rustique annuelle résiste fort bien au froid.
Une gamme de couleur allant de l'ivoire à l'orange fluo en passant par le jaune pur : le souci, décidément proche du soleil en à pris toutes les couleurs au fil des saisons !
Côté hauteur, des petits de 25 cm jusqu'aux géants dépassant 70 cm, ces lumineuses fleurs trouvent place en bordures comme en massifs.
Semis hâtifs possibles sous abris, sinon en pleine terre au printemps et à l'automne, cette plante très tolérante préfère le soleil, accepte la mi-ombre et se contente d'un sol moyen.
Son seul ennemi : l'oïdium, mais c'est généralement en fin de floraison ou de saison.


 

 USAGES MEDICINAUX :
Anti-inflammatoire, antalgique, antiseptique externe, cicatrisant, hypotenseur, oestrogénique, spasmolytique,sudorifique,  vasodilatateur, vulnéraire.
Le souci était précieux pour les mères qui l'utilisait pour soigner les maladies infantiles (rougeole, varicelle) en usage interne et externe (blessures, brûlures), et autres bobos tels que les piqûres d'insectes.

Les compresses d'infusions concentée de calendula sont utilisées contre les brûlures, les blessures et les croûtes de lait des bébés (sur cuir chevelu).

EN COSMETIQUE :
Utilisé de façon industrielle pour shampooings et produits divers pour la peau ou ses vertus adoucissantes et cicatrisantes sont appréciées.

L'eau florale (une poignée de fleurs par tasse d'eau bouillante, infusées 15 min) sera avangateusement utilisée par les peaux sensibles et irritées en guise de lotion.

DANS LA MAISON :  Avec l'alun, les pétales de souci fournissent une teinture jaune pâle.
Les pétales secs donnent de la couleur aux pots-pourris.

 CÔTE CUISINE :

Frais, les pétales s'utilisent dans les salades. Frais ou secs, les pétales donnent de la couleur aux soupes, riz, pâtes, entremets, et mais c'était alors considéré comme tromperie, le souci servait pour donner une belle couleur au beurre !
Vins et apéritifs au souci eurent aussi leur heure de gloire.

 

 Accueil plantes ancient_next.gif

  © Copyryght 2005 Autourdesroses.com -  Tous droits protégés - Copie interdite