Culture Rosiers   
   Achat : les grandes surfaces alimentaires proposent des rosiers aux prix attrayants... et bien souvent, c'est leur seul avantage! Les rosiers proposés sont arrachés trop tôt en saison, et pour avoir testé PLUSIEURS fois (je suis un peu têtue...) je dois reconnaitre que le taux d'échecs, extrêmement important peut faire regretter quelques beaux spécimens, de variétés originales, achetés chez un spécialiste : en grande surface, le choix est restreint et plutôt banal. Donc, maintenant je m'adresse à des professionnels de la rose.

J'ai maintenant plus de 130 rosiers: la plantation des premiers dâte de l'automne 1994. Achetés pour la plupart à "racines nues" : formule économique offrant le plus grand choix de variétés... et de bonne reprise lors de la plantation! J'ai soigneusement "praliné" mes rosiers: le pralin traditionnel est composé de bouse de vache et de boue, je me suis contentée de pralin acheté en jardinerie... en suivant le mode d'emploi !

  PLANTATION :

Cultivables pratiquement dans n' importe quel type de terre; les rosiers donnent quand même de meilleurs résultats en sol bien travaillés, riches en humus, même un peu compacts pourvu qu'ils soient bien perméables: les rosiers ont horreur de l'humidité stagnante.
J'ai une terre argilo-calcaire, un peu de soins et une roseraie est possible.

A noter : on ne replante pas de rosiers dans un emplacement ou d'autres ont vécus, sans changer la terre sur au moins 30 cm de profondeur : en effet, ces plantes développent des toxines, et une nouvelle plantation sans précautions est vouée à l'échec; du moins à un piètre résultat. Heureusement, les racines n'allant pas très loin, le renouvellement se limite à une relative petite surface (pour un rosier...Yolande d'Aragon, Duc de Fritzgames et quelques autres poussent à la place d'une rangée de Queen Elisabeth , après renouvellement de la terre: plusieurs brouettes !

Dans le fond du trou de plantation, PAS au contact des racines: une poignée de corne broyée et une poignée de sang desséché, mélanger avec terre et terreau, puis mettre 4/5 cm de terre pour isoler des racines. J'ai aussi mélangé du compost bien mur (maison) et un peu de terreau pour alléger ma terre lourde. Puis, au fil des années, j'utilise régulièrement du fumier de cheval (acheté en sacs de 20/25kg, donc plusieurs...)

    Il existe des rosiers pour toutes les situations: ombre, plein soleil, terre calcaire, pots ou jardinières. En lisant magazines et livres, j'ai appris cela et me suis familiarisée avec ces plantes de fort bonne composition: cela prend seulement un peu de temps.
En expliquant souhaits ou problèmes à un rosiériste, il ne reste  qu'à choisir dans la gamme de rosiers adaptés... ce qui évite de déplacer trois fois une plante  avant de la mettre à  la place lui convenant le mieux (ce qui fut le cas pour "Etoile de Hollande", au demeurant fort superbe maintenant).

Chez moi, à l'ombre découverte, exposition nord, New Dawn, Etoile de Hollande ou Blush Noisette donnent d'excellents résultats, tandis que devant un mur plein sud,Lady Hillingdon, Roi de Siam, ou Mdme Ernest Calvat se prélassent en compagnie des lézards.
Deux emplacements extrêmement opposés, et pourtant les rosiers se comportent fort bien : bon choix de variétés.(j'ai eu aussi des échecs...)
Un jardin est aussi affaire de goûts, certains apprécient les rosiers, isolés au milieu d'une pelouse, ou en groupe d'une même variéte.
  D'autres, dont je fais partie, plantent les rosiers en "compagnie".
J'aime bien "marier" ou "fiancer" (quand cela ne dure pas...)  mes rosiers à des vivaces (surtout), des bulbeuses (les charmantes tulipes sauvages ou botaniques par ex.), des annuelles, ainsi qu'à des grimpantes. Les rosiers sarmenteux ont les grosses branches de la base fort dégarnies: alors, une clématite qui enlace amoureusement des branches nues, et une vivace...qui ombre la base de la clématite, et voilà un ensemble esthétique qui procure une longue saison florale.
Le choix est vaste: mais Alchémilles (basses) et Digitales ou Lupins (hautes) ainsi que Géraniums vivaces (toutes dimensions) sont des harmonies "classiques".

Beaucoup d'associations sont possibles: choix de couleurs (contraste ou harmonie) des formes (un gypsophyle vaporeux adoucira la base un peu raide d'un rosier buisson moderne).
Quand je marie mes rosiers, je pense dabord à cela: couleurs, formes... et parfums: un pois de senteur est fort bien au pied d'un rosier sans odeur !
N' hésitez pas à visiter des jardins...et noter des noms !

 TRAITEMENTS :

La prudence est de rigueur : demander conseil, en pépinière, à un spécialiste.

Les produits chimiques sont toujours à manipuler avec précaution et parcimonie : vous respirez ce que vous mettez sur vos rosiers ... et la terre reçoie ces traitements !

Bon, je MANGE aussi les roses (mon jardin est donc cultivé naturellement, en bio), alors bouillie bordelaise en automne/hiver, pas de traitements chimiques: des plantes, encore et encore, sont là pour soigner les rosiers ! En mars/avril contre oîdium, rouille et autre marsonnia, la décoction de prêle est efficace, sans polluer terre et humains... J'ai mis aussi de nombreuses alliacés (ciboulette, ail ou aulx d'ornement) au pieds des rosiers: Graham Thomas, Abraham Darby et Morinay qui semblent fort apprécier la ciboulette, qui les aident à lutter contre ces maladies.

Quand une petite "contrariété" arrive (maladies ou insectes...) j'agis avec les plantes adaptées : feuilles de noyer, fougères, rue, absinthe, décoction de  tanaisie ... font d'excellentes décoctions insecticides. Et puis, il faut s'en occuper dès le début des pucerons et autres indésirables ; en effet, 2 ou 3 foyers se résolvent facilement avec un peu de savon noir et d'eau tiède (une cuillérée de savon pour un verre, ou bien 30 g de savon par litre d'eau)  le problème est plus complexe quand TOUT le jardin est infesté... valable aussi pour les escargots !

   Infusions et/ou décoctions (ainsi que purins...) d'ail et d'oignon, de prêle, consoude, ortie... permettent de renforcer la résistance des rosiers aux maladies et de traiter en douceur, si nécéssaire.

Voir chapitre Plantes médicinales de ce site, et visiter les rayons "Bio" des jardineries pour des produits prêt-à-l'emploi si vous n'avez pas le temps de chercher et préparer les composants de vos traitements naturels.

Les "cultures associées" sont aussi un moyen naturel de faire fuir quelques indésirables: l'aneth, élégant avec les rosiers, attire Crysopes et Syrphes qui se nourrissent de pucerons.

Laisser faire les coccinelles avant de sortir la "chimiothérapie" !

La lavande et le romarin (entre autres...) font fuir quelques insectes : je teste, et cela marche plutôt bien, avec la satisfaction de ne pas empoisonner la terre de mes enfants... et petits enfants à venir !

Les arrosages au pied des plantes, sans mouiller les feuilles,et le ramassage des feuilles malades (taches noires ou oranges) sont un excellent moyen de limiter la propagation des maladies.

Enfin: coupez régulièrement les fleurs fanées (qui épuisent le pied pour produire des graines) TROIS feuilles en dessous de la fleur à enlever; au dela, la floraison est retardée et le rosier fatigue. En fin d'été, laisser quelques rosiers faire leurs fruits: les cynorrhodons sont beaux, et puis, vous pourrez vous en servir en cuisine, sinon, les oiseaux s'en régaleront l'hiver venu.

Prévoyez toujours sécateur et récipient lors de "tour du jardin", enlever les feuilles en début de maladie: valable pour toutes les plantes car cela limite beaucoup de problèmes !

Voilà comment cela se passe dans le jardin de FLORADIANE ©

 

Liste de rosiers résistants, arbustifs et grimpants

Contacter Pierrette Nardo-Floradiane

 

 

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