Consoude 

Symphytum officinalis

La grande consoude, avec ses fleurs en forme de clochettes, à de l’allure, aussi trouve t’elle sans mal sa place dans nos plates-bandes… mais il faut bien choisir l’emplacement !

Les Grecs de l’antiquité utilisaient les racines juteuses de la consoude en applications externes, persuadée qu’elles refermaient les plaies ouvertes.

Pline l’Ancien, après vérification, conclue que « la consoude bouillie produit une pâte gluante qui peut coller ensemble des morceaux de viande… ».

Dioscoride et Gallien connaissaient aussi la consoude, et s’en servaient contre les problèmes respiratoires et gastro-intestinaux.

Ces emplois de la plante, fort utilisée au Moyen-Age s’ajoutèrent à de nombreuses autres médications !

Ces pratiques se propagèrent jusqu’au XVIIe siècle (Culpeper prescrivait abondement la consoude, pour des usages très divers), puis l’engouement pour cette plante déclina (le plâtre était plus pratique que la consoude pour maintenir les os cassées… ), et repris en 1912 quand certains principes actifs furent découvert.

 

QUELQUES UTILISATIONS

 

 

AU JARDIN :

Donc, la grande consoude peut figurer au jardin, mais son intérêt principal est de servir de nourriture et d'infirmière aux autres végétaux du jardin .

 

En premier lieu, choisir TRES soigneusement son emplacement, car des racines allant à plus d’un mètre de profondeur, et qui émettent des rejets, avec une plante pouvant vivre 20 ans, doivent vous éviter de l’installer à 20 cm de votre rosier préféré !

Ceci écrit, c’est une plante facile à cultiver, et si la « langue de vache », ou « oreilles d’âne », 2 de ses surnoms, à une préférence pour les sols frais et humides, elle supporte une situation ensoleillée et moyennement sèche.

La consoude se multiplie par divisions de racines (printemps et automne) ou par semis de printemps.

On la trouve aussi en godets dans quelques jardineries ayant un choix varié de vivaces.

Outre le fait de décorer le fond des massifs ou de servir de paravent au tas de compost, elle sert d’engrais :

  1-Remplir un tonneau (bois ou plastique, muni d’un robinet à la base) de feuilles de consoude. Laisser fermenter. Au bout de quelques jours, un liquide noir, du jus concentré de consoude s’est formé. Cet engrais naturel, riche en oligo-éléments et minéraux, est à utiliser dilué (environ 1 l pour un arrosoir de 10/12 litres) pour arroser la base de vos plantes préférées.

  2-Mélanger 1 kg de consoude fraîche dans 10 l d’eau et laisser macérer pendant 15 jours, puis filtrer. Ce purin, qui se conserve plusieurs mois dans un récipient bouché, sert en arrosage, dilué à raison de 3 litres par arrosoir de 10/12 litres. Cette préparation fertilisante (comme la 1 ) renforce les végétaux contre parasites et maladies.

Et puis, vous pouvez aussi simplement mettre sur le tas de compost, qui sera enrichi, des pieds et/ou des feuilles récoltés dans la campagne.

 

 

 USAGES MEDICINAUX :

Astringente, cicatrisante, pectorale, émolliente, dépurative.

Si elle n’est plus utilisée pour réparer les os, la consoude soulage encore bien de inflammations (rhumatismes, peau).

Il existe un médicament homéopathique l’utilisant.

 CÔTE CUISINE :

Les jeunes feuilles se mangent bouillies, en pâté vert ou en soupe (riches en protéines).

 

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