7.-ROSES ESOTERIQUES

 Les roses rouges et blanches renvoient dans l'alchimie, à l'existence d'un système duel, composé du rouge et du blanc, et des deux principaux originels Sulphur et Mercurius ; une roses qui comporte 7 anneaux de pétales représentent les sept métaux et leur correspondants planétaires. Dans l'hermétisme volontaire qui marque tant de leurs textes, les alchimistes ne se sont jamais vraiment expliqués pour que nous puissions comprendre aujourd'hui en quoi la rose blanche renvoyait d'autre part à l'albedo, « l'oeuvre au blanc » qui devait succéder à la « nigredo » ou « oeuvre au noir » et précéder la rubedo, ou « oeuvre au rouge ». Peut-être y avait-il la, précisément, un renvoi à l'image de la Vierge Marie dont on sait qu'elle imprègne de plus en plus l'alchimie de la fin du moyen age et de la renaissance, en liaison avec la materia prima et son processeur de salut (passage d'Eva a Ave, par retournement des lettres- Ave désignant Marie à qui l'ange Gabriel s'adresse en commençant par ces mots). Toujours est-il que plusieurs traités d'alchimie prirent désormais le nom de rosarium philosophorum : le rosaire des philosophes

La connotation chrétienne, ou plutôt celle d'un hermétisme chrétien, devient ici évidente, et dès lors il ne faut sans doute pas s'étonner si l'association de la croix et de la roses se retrouve dans le symbole de la Rose-Croix, alliance d'ésotéristes chrétiens de la Renaissance appelée «  le collège des Sages ».

L'emblème de la Rose-croix est une roses à 5 pétales sur une croix, ressemblant d'ailleurs au sceau personnel de Martin Luther qui représente une croix, enduite de cire, dans le cour d'une roses à 5 pétales. Le blason de Jean-Valentin Andreae (1586-1654) dont les écrits suggèrent l'idée d'une alliance occulte mais universelle qui veille au salut du monde, représentait une croix de Saint-André dont les 4 pointes étaient ornées de roses.

La symbolique maçonnique accorde une grande considération à la rose. Lors de l'enterrement d'un compagnon, trois roses sont déposées sur sa tombe. On interprète « les trois roses de Jean » comme des images de « la lumière, de l'amour et de la vie » ; à la Saint-jean (le 24 juin) on décore les loges maçonniques de roses des trois couleurs, et de nombreux nom des loges s'en inspirent, comme « aux trois roses » la loge de Hambourg qui accueillit entre autres le grand écrivain Lessing (1729-1781). La symbolique de la rose Croix et de la Franc-maçonnerie n'est pas mieux illustré que par ces vers de Goethe dans les mystères.

« Qui a donc marié les roses à la Croix ? leur guirlande se renfle, afin d'envelopper/Avec douceur le bois rugueux de toutes parts/ Et de légères nuées d'argent, telles qu'au ciel/Flottent, dans leur essor, entraînant croix et roses/ et une vie sacrée vient sourdre de leur centre/ En un triple rayon naissant d'un point unique. » Hohberg, le poète baroque, affirmait en 1675, qu'il n'existe « aucune rose sans.épine » « comme la rose que l'on ne voit jamais sans épine,/ toutes choses vont de pair dans le monde./Les bons sont mélangés avec les Mauvais ; mais alors que les derniers brûleront/ Dieu Reconnaîtra les premiers pour son peuple » La rose joue dans la symbolique chinoise traditionnelle un rôle de la même importance que dans la symbolique occidentale.

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